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La fin des années
80 est marquée en Lorraine par un évènement
majeur qui va profondément et définitivement
déstabiliser l'équilibre économique
et social de la région : les vallées qui depuis
un siècle vivent au rythme des usines viennent d'être
frappées par la crise de la sidérurgie.
Un
groupe d'hommes et de femmes refuse la fatalité et créent
l'A.D.V.M.M. (Association de Développement des Vallées de
la Meurthe et de la Moselle) pour imaginer, ensemble, un " après
".
Elus, chefs d'entreprises, et responsables d'associations,
sous la houlette de Jacques Chérèque, alors
ministre de l'Aménagement du Territoire, ont la conviction
que ce secteur, qui relie Nancy et Metz, doit jouer un rôle
décisif dans la construction d'un espace métropolitain,
de près d'un million d'habitants, unifié et
cohérent.
L'ambition, exprimée dès le départ, et qui se trouvera
ensuite confortée par les faits, est de construire une politique
de développement local prenant également en compte la dimension
aménagement du territoire.
L'association rédigera, en 1993, un premier document
de réflexion collective à l'échelle
du Val de Lorraine, le Livre Blanc, diagnostic sur
les forces et les faiblesses, et premier projet d'orientations
stratégiques et d'actions pour un développement
harmonieux et solidaire du Val de Lorraine.
Elle élabore ensuite, en 2000, sa charte de développement
durable, la Charte du Pays du Val de Lorraine, qui définit,
à partir d'un diagnostic intégrant les enjeux régionaux
et locaux, une stratégie et un programme d'actions s'articulant
autour des cinq enjeux de la création d'activités et d'emplois,
de la réduction de la précarité et de l'exclusion,
de l'aménagement durable de l'espace, du développement des
services à la population, de la rénovation des sites urbains
dégradés. Ce document sera complété, en 2001,
par l'élaboration de la Charte paysagère du Val de Lorraine,
par l'ADEVAL.
En
janvier 2001, l'A .D.V.M.M. se transforme, lors de ses Assises, en "
Conseil de Développement du Pays du Val de Lorraine ".
En janvier 2002, le Val de Lorraine est reconnu comme Pays en périmètre
définitif, soit un espace " présentant une cohésion
géographique, historique, culturelle, économique et sociale
" et favorisant " la mise en valeur des potentialités
du territoire en s'appuyant sur une forte coopération intercommunale
et sur l'initiative et la participation des acteurs locaux ".
Dernière étape de cette reconnaissance enfin,
la signature du Contrat de pays, en juin 2003.
Démarche collective, l'élaboration de ce contrat,
a débutée en interne, au travers du travail
conduit par les Commissions Permanentes de Pays, et sur
la base d'un appel à projets auprès de l'ensemble
des acteurs locaux, en fin d'année 2001.
Diverses échéances ont maillé la négociation
débutée en janvier 2002 :
rencontres
entre élus du Pays et l'Etat, la Région, puis le Département,
pour aborder les questions de méthode, les enjeux et les orientations
souhaitées par ces institutions, le tout complété
par un travail technique des services,
création
d'un GIP de Développement local en juin 2002. Présidé
par Gérard LIGER, vice-président de la Communauté
de communes du Pays de Pont-à-Mousson et maire d'Atton, composé
de 13 membres, représentants les intercommunalités du
Val de Lorraine (9), les communes isolées (1) et le Conseil de
développement (3 membres désignés parmi ses trois
collèges), il est reconnu officiellement par arrêté
du 23 décembre 2002.
Le contrat de Pays est officiellement signé le 27
juin 2003 entre l'Etat, la Région Lorraine et le
Département de Meurthe et Moselle, pour un montant
global prévisionnel estimé à 87 millions
d'euros, il s'articule autour des 4 thématiques :
du
développement économique
de
l'Aménagement Durable de l'Espace
de
la Cohésion sociale et terrioriale
de
l'Organisation et l'Animation du Pays.
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