La Charte de Pays
du Val de Lorraine
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ENVIRONNEMENT ET CADRE DE VIE
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Urbanisme

       

Index
Le traitement des axes majeurs


L'aménagement des villes et villages

La restauration du patrimoine bâti ouvrier

Les acteurs du Pays, sur la base du diagnostic établi lors de l’élaboration de la Charte du Pays du Val de Lorraine, ont choisi d’intervenir sur les 4 thématiques prioritaires suivantes :

  • le traitement  des problèmes posés par la présence d’axes majeurs de circulation dans certaines communes du Pays du Val de Lorraine, entrées et traversées de village, en vue de proposer des réponses en terme de sécurité, mais aussi d’aménagements paysagers ou urbains
  • l’aménagement harmonieux des villes et villages
  • l’amélioration de la qualité de la desserte routière et des transports en commun.

 ACTUALISATION DU SITE DU PAYS DU VAL DE LORRAINE
EN COURS

Voir la commission compétente :
Commission Aménagement durable de l'espace

Le traitement des axes majeurs

 

La réflexion sur les axes majeurs du Val de Lorraine s’inscrit dans la logique d’une démarche précédemment conduite sur le bassin de Pompey et visant la prise en charge, dans le cadre d’une contractualisation, des études pré-opérationnelles liées à l’organisation ou au réaménagement des axes majeurs de ces secteurs, sur la base d'aides accordées par nos partenaires : Etat, Région, Département. 

Les axes majeurs sont constitués des routes traversantes les plus fréquentées à savoir :
- la RN57,
- la RN411,
- la RD90,
- la RD40,
- la RD907,
- la RD120,
- la RD910,
- la RD952,
- la RD913
- la RD958.

 

En 2000, la charte de Pays du Val de Lorraine a préconisé l’extension de ce principe sur les territoires traversés par des axes majeurs. Depuis, de nombreuses opérations ont été réalisées ou sont en cours sur ces axes qui sont, depuis longtemps, au cœur des préoccupations des communes.

En 2003 un
groupe de travail spécifique, interne à la Commission Permanente « Aménagement Durable de l'Espace » s’est constitué pour en identifier plus précisément les enjeux et ensuite réfléchir sur les conditions d’une intervention du Pays.

Deux principaux objectifs ont ainsi été identifiés :

  • un objectif à long terme : avoir une vision du devenir des axes majeurs, ceux-ci étant porteurs d’enjeux importants parce qu’ils structurent le Pays et sont le lien entre celui-ci et l’extérieur (agglomérations nancéienne et messine), mais également parce qu’ils offrent une vision de l’ensemble des espaces urbanisés ou non … A ce titre, l’amélioration qualitative de ces axes et de leurs abords afin de laisser une bonne image du Val de Lorraine au voyageur apparaît essentiel.
  • un objectif à court terme, fournir aux élus, comme aux techniciens, les enjeux en terme de sécurité, de paysage, soulevés par la présence de ces axes en milieu urbain comme rural.

Les axes majeurs, traversant des espaces de nature différente, ne peuvent être traités de manière identique selon le contexte environnant.

Deux thèmes de travail correspondant ont donc été identifiés :

  • la traversée des zones urbaines : elle suscite un certain nombre de dysfonctionnements, liés au caractère peu esthétique du milieu traversé (implantation du bâti le long des axes traversants, communément appelée villes-rues ou villages-rues, avec une priorité donnée à l’automobile et une occupation quelquefois extensive des sols) ou à la sécurité (conflits d’usage entre les différents utilisateurs de ces espaces, automobilistes, piétons, deux-roues)
    Outre les enjeux de sécurité routière, c’est bien de l’unité du Pays et de sa viabilité à long terme dont il est question. En effet, le développement des villes et villages du Pays, au coup par coup, sous la forme d’entités indépendantes les unes des autres liées à l’essor industriel du 20ème siècle, pose le problème de la cohérence du tissu, de l’unité du Pays et de la solidarité entre ces entités.
  • la traversée des zones non urbaines : caractérisées par une présence de bâti anecdotique et par une monofonctionnalité des espaces tournés vers l’agriculture ou plus largement le secteur primaire, les enjeux tournent ici autour de l’aspect paysager, et, dans une moindre mesure, de la sécurité avec, notamment la question des alignements d’arbres.

En 2004, un réglement d'intervention a été établi et agréé par le Conseil Régional de Lorraine qui soutient financièrement cette initiative. Il vise à aider les communes ou communautés de communes s'engageant dans un programme de traitement qualitatif de leurs traversées.Une programmation a été établie par la Commission Aménagement durable de l'Espace ; elle concernera, pour 2005-2006, les communes de Pont-à-Mousson, Blénod les Pont-à-Mousson, Bey-sur-Seille, Vandières et le Bassin de Pompey. 


 L'aménagement des villes et villages
 

Les Villages

Descriptif des villages
57 des 67 communes du Pays du Val de Lorraine sont considérées par l’INSEE comme rurales. Elles sont généralement éloignées des grands axes de communication et notamment de l’A31. Les villages traditionnels lorrains sont constitués de maisons très profondes, en général mitoyennes, organisées selon deux schémas distincts, en :

  • village rue : les constructions sont disposées de part et d’autre d’une rue rectiligne, c’est le modèle classique du village lorraine (Vandières, Loisy)

  • village tas : les maisons sont en paquet, avec de petites ruelles tortueuses (ex. Millery). On le trouve plutôt en sommet de butte ou de côte.
  • parfois le village associe deux hameaux, un de type «rue», l’autre de type «tas» ( Faulx, Saizerais…)

Problématique des villages
Une forte pression urbaine notamment en matière de logements due :
› au moindre coût du foncier,
› à la qualité de l'environnement,
› à la proximité de la vallée de la Moselle où se trouvent l'emploi et les infrastructures de transport,
› à la pénurie d'espaces dans la vallée .
La vocation de ces villages était essentiellement agricole et les exploitations traditionnellement situées au cœur du village. Aujourd’hui en nombre réduit, ces dernières s’installent à l’extérieur des villages et les anciennes fermes, abandonnées, constituent de véritables friches qu’il faut gérer. Parallèlement se développent de nouvelles formes d'urbanisation (logements, construits dans les dents creuses générées par la disparition d'une maison traditionnelle ou en prolongation des villages) posant des problèmes de cohérence et d'intégration avec le village ancien.
Le cadre de vie constituant aujourd'hui un élément essentiel de la qualité des villes et des villages, il est souhaitable de traiter conjointement l’espace public et le domaine privé. Les aides du Pays ont permis en finançant ces démarches globales de qualification d’enclencher une véritable dynamique de renouvellement urbain.

La requalification des centres villes
L'évolution du peuplement, de l'activité commerciale, des modes de transport, la dégradation de l'habitat ancien ou collectif, les problèmes sociaux afférents à la concentration urbaine … amènent un certain nombre de municipalités du Val de Lorraine à s'interroger sur le fonctionnement de leur commune.
Cette réflexion globale, menée avec le soutien du Pays et de l'ADEVAL, a abouti à la mise en place de Grands Projets Urbains. Qu'il s'agisse de restructuration d'un quartier, de reconversion d'un espace, de modification du plan de circulation, de création d'un nouvel espace d'urbanisation, ces projets ont en commun le fait qu'ils sont longs à mettre en œuvre et qu'ils modifient de façon substantielle la ville, que ce soit en terme de fonctionnement, d'aménagement, de population ou d'image.


 La restauration du patrimoine bâti ouvrier
 

A la fin du XIXème siècle, l’industrie métallurgique s’installe dans le Val de Lorraine et tout particulièrement dans le sillon mosellan.
Des villages à dominante rurale, rompent avec leur tradition et leurs modalités traditionnelles de développement. Ils mutent et se transforment en villages industriels. Des secteurs d’habitat, placés sous le contrôle de grandes compagnies industrielles, voient le jour. Ainsi, des ensembles urbains et des quartiers entiers répondant aux seuls besoins de l’usine, se développent.
Ils constituent aujourd’hui un élément identitaire fort du Pays.

Dans le Val de Lorraine, 54 cités ouvrières ont ainsi été recensées, au sein de 11 communes (Champigneulles, Pompey, Frouard, Custines, Jeandelaincourt, Belleville, Dieulouard, Pont-à-Mousson, Blénod les Pont-à-Mousson, Pagny sur Moselle).
Epousant les styles de leur époque de construction, ces ensembles reflètent divers courants architecturaux qui ont cours de la fin du XIXème siècle aux années 60. Cependant, leur situation dans la ville et leur état de conservation sont très variables.

Le Conseil de Pays du Val de Lorraine a mandaté l’ADEVAL pour réaliser un état des lieux de ce patrimoine bâti, sous l’autorité d’un comité de pilotage réunissant des élus, des architectes, des techniciens des communes. 14 cités présentant un intérêt à être requalifiées sont étudiées de manière détaillée. Ces cités constituent donc une richesse urbaine et dans certains cas une richesse patrimoniale qu’il faut prendre en compte.
Le Conseil de Pays accompagnera les communes dans leurs efforts de rénovation de celles-ci.

 

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